Et voilà une autre fanfic de Viewfinder traduite tant bien que mal par votre servante. La version originale est bien meilleure et je vous encourage à la lire si l’anglais n’est pas votre ennemi juré.

J’espère que vous en apprécierez la lecture et pensez, si c’est le cas, à laisser dans son journal un message à Sunflower, l’auteure de cette histoire.

WARNING
Kids, go away!
This is a yaoi fanfic, meaning a fic depicting homosexual relationships.
If the concept offends you, don’t clink on the link!

ATTENTION
Les gosses, décampez !
Ceci est une fanfic yaoi, c’est à dire une fiction dépeignant des relations homosexuelles.
Si le concept vous offense, ne cliquez pas sur le lien !

Titre : Till Death Do Us Part? | Jusqu’à ce que la mort nous sépare ?
Auteure : Sunflower1343
Lire la version originale

Fandom : Viewfinder
Couple : Asami x Akihito
Classement : PG / déconseillé aux moins de 10 ans
Spoilers: Aucun
Avertissement : Bien voici le plus étrange ensemble d’avertissements que j’ai jamais utilisé : Mort d’un personnage, blague, UA (univers alternatif), romance.


Cela débuta une semaine après les funérailles.

— Kirishima !!

Celui-ci se rua dans le bureau tel un bolide déboulant des enfers. Ou en enfer. Asami s’était montré insupportable cette semaine-là. Mais tout bien considéré, il fallait s’y attendre.

— Asami-sama ? Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qui ne va pas ?

— Qu’est-ce que c’est que ça ?!

Le secrétaire fixa les objets dans sa paume, peu disposé à répondre dans son désir de ne pas contrarier son maître davantage qu’il ne l’était déjà.

— Ce sont… des balles ?

— Ce sont des sucreries. Quelqu’un a mis des balles de gomme dans mon chargeur de rechange. Sais-tu l’effet que cela fera que de nettoyer ça ?

— Non… Mais je vais le savoir ?

— Kirishima, c’est ce que j’aime chez toi. Tu saisis toujours d’une traite. Et découvre qui a fait ça.

Il s’inclina et sortit, étreignant les balles et le chargeur contre sa poitrine.

Bon Dieu ! Qui ferait cela à un moment pareil ?

* * *

Les choses retournèrent à la normale après l’incident. On ne retrouva pas l’auteur du délit, mais rien de plus ne se produisit.

Pendant environ une semaine.

— Kirishima !!! tonitrua la voix d’Asami à travers le téléphone.

Quelques minutes plus tard, le secrétaire à lunettes se tenait au seuil de l’appartement, haletant d’avoir gravi vingt-quatre escaliers au pas de course.

— Patron !! (Houf.) Oui, patron !? (Pouf.) Qu’y a-t-il !?

Asami l’entraîna dans la chambre à coucher. Le subalterne se demanda si ses rêves étaient sur le point de se réaliser, bien content d’avoir vérifié ce matin-là si ses sous-vêtements avaient des trous. Son employeur lui asséna une calotte sur la tête et désigna du doigt un segment de son placard.

— Qu’est-ce que c’est que ça ?

Kirishima scruta l’intérieur du tiroir ouvert.

— Des sous-vêtements…..?

Ce qu’Asami-sama choisissait de porter ne concernait que lui, toutefois il fallait admettre que le choix le surprenait quelque peu. Il prit note d’aller s’en chercher pour les essayer lui-même.

— Kirishima, ce sont des strings. A fleurs. Excepté celui-ci avec une trompe d’éléphant. Quelqu’un s’est faufilé dans mon appartement. Tu vas trouver qui et le tuer.

— Oui Asami-sama.

Il s’apprêtait à partir, puis fit une pause.

— Asami-sama…

— Quoi !

— Voudriez-vous emprunter mes sous-vêtements ?

Son chef ne fit que le dévisager. Kirishima s’agita nerveusement.

— Je vais prétendre ne pas avoir entendu. Fais-en livrer par mon tailleur immédiatement.

— Oui, Asami-sama.

* * *

Après cet épisode, les choses commencèrent à survenir plus fréquemment. Quelqu’un peignit la limousine en orange fluo. On teignit les cheveux de Suoh d’une couleur assortie. L’enseigne du Club Sion fut modifiée pour lire Cyan. Les cartes de visite d’Asami arboraient subitement des clowns et des ballons. Un matin, son petit-déjeuner se changea sans cesse en céréales Fruit Loops, peu importait le nombre de fois qu’il les renvoyait.

Personne n’arrivait à comprendre comment cela se produisait. En dépit de toute la technologie à leur disposition, nul ne fut pris. Le moral du groupe de sécurité touchait le fond.

Kirishima et Suoh se rendirent à un bar tout proche pour s’enivrer. Normalement ils allaient à un club d’Asami-sama car la picole y était gratuite, mais la dernière fois qu’ils y avait bu, tout l’alcool s’était transformé en lait à la fraise. Suoh vomissait encore en y repensant.

— Mais as-tu remarqué, Kirishima ?

— Remarqué quoi ?

— Depuis que ça a commencé, il n’a plus été si triste.

Tous deux s’assirent et fixèrent leurs verres ambrés.

Tous deux levèrent les yeux au même instant pour se regarder.

— Tu ne penses pas…

— Ça ne se pourrait pas…

Leurs boissons virèrent au rose.

* * *

Ils firent venir un jeune moine hors pair d’un temple voisin. L’ensemble du bureau attendait tandis qu’il déambulait d’une pièce à l’autre et finalement, s’arrêta dans le cabinet d’Asami-sama. Il plissa un peu les paupière devant le tapis vert avocat à poil long, mais se redressa ensuite pour se concentrer. Un petit sourire apparut sur son visage et il s’adressa au propriétaire des lieux.

— Vous avez perdu une personne chère récemment.

— Je ne l’appellerais pas…

Une centaine de paires d’yeux furibonds se tournèrent vers lui.

— Eh bien, oui, j’ai perdu quelqu’un de… spécial.

— Pour je ne sais quelle raison, il semblerait qu’il ait décidé de rester ici au lieu de poursuivre sa route. Je sens beaucoup d’amour. Et d’entêtement. Cependant, si vous le souhaitez, je peux obliger son esprit à passer de l’autre côté ainsi vous ne serez plus dérangé.

Asami s’avança vers la fenêtre et se tint là, dos raidi, silencieux, impassible pendant plusieurs minutes.

Kirishima hasarda finalement :

— Asami-sama ? Ceci semble le mieux pour tout le monde, ne croyez-vous pas ?

Ce dernier ne se retourna pas. Mais il parla, et sa voix résonna avec brusquerie.

— Kirishima, à l’heure qu’il est, tu devrais savoir que je me contrefiche de ce qu’il y a de mieux pour tout le monde; uniquement pour moi. Sortez.

— Asami-sama ?

— Je n’ai pas pour habitude de me répéter. Vous tous, sortez de mon bureau. Payez le moine. Nous en avons terminé avec ses services.

Kirishima espérait seulement que son patron n’avait pas perdu les pédales. Il songeait à faire secrètement finir le travail par le moine. C’est-à-dire, jusqu’à ce que la table de son employeur l’atteigne et le botte.

* * *

Asami continua de fixer la ville au dehors de sa fenêtre, sans vraiment la voir. Dans son esprit, il contemplait un visage familier, tel qu’il l’avait aperçu la dernière fois, deux semaines avant l’accident de moto. Ils s’étaient séparés de la même manière que d’habitude, Asami avec une réflexion narquoise et Akihito en colère, filant en flèche à travers la foule. Il avait ri à ce moment-là.

Ce n’avait plus été si drôle deux semaines plus tard.

Ses dents grincèrent de concert comme une boule se formait dans sa gorge. Il s’efforça de refouler ses émotions. Prenant une profonde inspiration, il prononça doucement, se sentant un peu bête :

— Ainsi, tu n’as pas pu me quitter ?

Le parfum des roses frappa son odorat. De stupéfaction, il baissa les yeux au sol, désormais jonché de pétales rouges.

Il n’était pas du genre à partager ses sentiments avec les gens. Les autoriser dans sa vie ne lui plaisait même pas. Mais rien que pour cette fois, communiquer avec cet esprit particulier devrait aller, pensait-il. Juste, il semblait incapable de faire sortir les phrases de sa bouche.

Dans son effort pour parler, la vitre devant lui se troubla sous sa respiration rapide et superficielle. Mais son souffle se suspendit entièrement quand des mots commencèrent à se former dans la buée.

C’est pas grave. Je t’aime aussi.

Sa main trembla légèrement en s’élevant pour toucher le verre, retraçant le mot « aime » . Il souffla sur le carreau, en désirant plus.

Mais je ne veux pas que t’attrapes trop la grosse tête.

Cinq-cents balles de ping-pong tombèrent du plafond.

Il se mit à rire.

Peut-être n’était-ce pas la meilleure des situations, mais le vide douloureux en lui avait disparu. Son monde n’était plus sens dessus dessous; toujours un peu de travers, mais il était doué pour s’adapter au changement.

Cependant, que le diable l’emporte si l’on croyait qu’il allait ranger les balles !

— Kirishima !!!!

Son assistant accourut et bouche bée, embrassa l’état de la pièce. Asami ne dit rien. Il le payait donc il n’avait pas à le faire. Ramassant simplement un solitaire bouton de rose sur son bureau, il l’enfonça dans la poche de son complet. Et sachant qu’il n’était plus seul désormais, il sortit flâner pour profiter de la journée.

~ fin ~

Traduit par Lethalene avec l’autorisation de Sunflower1343