August 2011


Lord Calthorpe's Promise 1 Lord Calthorpe's Promise 2
(Cliquez sur les couvertures pour vous rendre sur le site de numilog où vous pourrez lire des extraits)
Titre anglais : Lord Calthorpe’s Promise
Titre français : Une Noble Promesse
Auteur : Sylvia Andrew
Artiste : Rin Ogata
Genre : Historique

Synopsis
Alors que Katherine attend le retour de son frère adoré à Helliers, leur domaine du Hampshire, en Angleterre, c’est la nouvelle de son décès qui lui parvient… Il a connu une fin courageuse lors de la bataille de Waterloo. Une réalité implacable s’abat alors sur Katherine, effondrée. Le domaine revient à son oncle et elle se retrouve dans une impasse, incapable d’accéder à sa fortune. Elle n’a qu’une seule personne vers qui se tourner : le supérieur de son frère, Adam Calthorpe, qui a eu la bonté de lui écrire une lettre ! La veille de sa disparition, le frère de Katherine avait demandé à Adam de veiller sur sa sœur, mais… !?

A ce jour, il est parmi les manga Harlequin disponibles en français celui que je préfère. La longueur habituelle des Harlequin comics (Hqc) est d’un seul volume. Mais celui-ci en comporte 2, ce qui permet de mieux développer l’intrigue ainsi que de donner du corps aux personnages. L’histoire en elle-même est assez classique des Harlequin historiques : une héroïne innocente aux prises avec une famille cupide convoitant l’héritage de celle-ci, et la seule issue pour la malheureuse Katherine est d’appeler au secours le noble héros de guerre qui avait promis au défunt frère de notre héroïne de veiller sur elle.

Mais voilà, malgré ce résumé aux airs banals, nous avons des personnages qui donnent à ce manga une saveur des plus piquantes. A ceux qui s’imaginent que toutes les héroïnes d’Harlequin sont insipides, je vous recommande de faire la connaissance de Katherine. Nous ne sommes pas loin de la mégère, agressive et farouche parce qu’ayant dû lutter seule contre les manigances de sa famille en attendant désespérément un héros qui tarde à la sauver.

Lord Calthorpe's Promise, de Sylvia AndrewKatherine est quasi antipathique au début du livre, mais cela ne me la rend que plus réjouissante dans sa hargne à se défendre elle-même, y compris contre le héros qui, à ses yeux, a trahi sa confiance en ne venant pas immédiatement la soustraire aux abus de sa famille. On peut apprécier ainsi la force de caractère de la jeune fille et comment Adam, ce héros humain et faillible, voire même agaçant par sa stupide préférence pour les jolies donzelles à l’apparence docile, s’efforce de l’apprivoiser pour peu à peu mériter sa confiance.

J’aime particulièrement ces histoires où les héros n’ont pas le coup de foudre dès le premier regard. Katherine trouve Adam certes beau mais ils se rencontrent à un moment où sa méfiance justifiée envers les hommes le classe directement dans la catégorie ennemie. Et Adam, aveuglé par ses préjugés et ses amours superficielles de jeunesse, ne voit en elle qu’une harpie sans beauté dont il est obligé de s’occuper pour respecter sa parole. De part et d’autre, malentendus et hostilité font que chacun méjuge l’autre. Et l’amour naît progressivement à force de se côtoyer, d’apprendre à se respecter, se dévoilant d’abord sous son plus mauvais jour avant de découvrir les qualités de l’autre personne.

Concernant le dessin, c’était mon premier manga illustré par Rin Ogata. Je trouve son coup de crayon trop lourd et pas assez gracieux. Mais sur certaines pages, l’héroïne est presque jolie. Si le nez des personnages n’était pas si imposant, peu-être que les physiques apparaîtraient plus beaux. Mais l’expressivité et le dynamisme propres au style artistique de Rin Ogata m’ont permis d’oublier mes réserves sur l’esthétisme afin de pleinement apprécier le récit.

Au final, les points forts de ce manga sont décidément son histoire, certes classique mais très bien construite car je ne me suis pas ennuyée un seul instant, et surtout la personnalité de Katherine, courageuse et impétueuse, au point d’en voler la vedette à notre héros. ^_~

Verdict : bon Hqc, voire très bon mais pas tout à fait excellent.

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Depuis plusieurs mois, je lis à la foulée des Harlequin comics. J’avais beaucoup de mal à lire les premiers volumes sous format papier traditionnel, mais depuis que je les ai découvert en ebooks, ils me sont devenus bien plus attrayants, surtout que le choix commence à s’étoffer.
Pour le moment, peu sont disponibles en français et je les lis exclusivement en anglais.

Aux néophytes, ces Harlequin comics sont des adaptations manga des romans anglo-saxons. Quand les premières versions traduites en anglais sont sorties chez Dark Horse voici quelques années, cela ne m’avait pas du tout intéressée. Harlequin US a essayé d’en publier encore quelques-un par eux-mêmes, mais cela n’a pas dû marcher vu qu’on n’en a plus vu après une petite poignée de bouquins parus. En France aussi, ils ont essayé d’en publier une petite poignée qui n’a pas trouvé son public.

Quand on regarde les choix des éditeurs américains et français pour ces toutes premières moutures, on comprend pourquoi cela a fait un bide : dessins démodés — à l’exception d’un ou deux livres — quand ce n’est pas simplement laid, des histoires et personnages sans relief ou pire, des intrigues vieillottes dans le genre Harlequin années 80.
Mais en ebooks, publiés par la branche japonaise de Harlequin en partenariat avec le groupe nippon Softbank — leur stratégie toute récente a été de développer la lecture en ligne ou sur téléphone mobile — quelques bons titres modernes et bien réalisés ont suffi pour attirer l’attention des lecteurs étrangers.

En tout cas, ces quelques bons titres ont suffi pour me faire mordre à l’hameçon. Une fois que l’on est tombé sur une adaptation réussie, on a juste envie de retomber sur un autre Harlequin comics tout aussi plaisant ! Et cela fait du bien aux amateurs de Ladies comme moi, car il y a si peu de choix dans ce genre en français ou en anglais.

Le problème de la plupart des shoujo est qu’ils sont faits pour des lycéennes/collégiennes. Même si certains titres me plaisent, je suis à un âge où je m’identifie mieux aux héroïnes adultes ou plus matures. Je n’aime malheureusement pas davantage le josei qui peut-être terriblement prise de tête, parfois juste une transposition de tous les mauvais tics des shoujo d’adolescentes mais avec des personnages pseudo-adultes.

C’est pourquoi j’aime tant les Ladies qui ne se prennent pas au sérieux et avec un zeste de smut — les manga coquins, y a que ça de vrai ! ^_^
Et si une vaste part des histoires Harlequin est dans l’esprit des Ladies, ils sont aussi dans l’esprit des josei mais qui ne prennent pas la tête de leurs lecteurs de par la longueur des manga et surtout du fait de l’assurance sécurisante que cela se finira bien quoi qu’il puisse arriver avant le dénouement.

Enfin, j’avais juste envie de papoter un peu en introduction sur le sujet avant de commencer à commenter les adaptations manga que j’ai pu lire en anglais ou celles en japonais qui ont retenu mon attention.