Depuis plusieurs mois, je lis à la foulée des Harlequin comics. J’avais beaucoup de mal à lire les premiers volumes sous format papier traditionnel, mais depuis que je les ai découvert en ebooks, ils me sont devenus bien plus attrayants, surtout que le choix commence à s’étoffer.
Pour le moment, peu sont disponibles en français et je les lis exclusivement en anglais.

Aux néophytes, ces Harlequin comics sont des adaptations manga des romans anglo-saxons. Quand les premières versions traduites en anglais sont sorties chez Dark Horse voici quelques années, cela ne m’avait pas du tout intéressée. Harlequin US a essayé d’en publier encore quelques-un par eux-mêmes, mais cela n’a pas dû marcher vu qu’on n’en a plus vu après une petite poignée de bouquins parus. En France aussi, ils ont essayé d’en publier une petite poignée qui n’a pas trouvé son public.

Quand on regarde les choix des éditeurs américains et français pour ces toutes premières moutures, on comprend pourquoi cela a fait un bide : dessins démodés — à l’exception d’un ou deux livres — quand ce n’est pas simplement laid, des histoires et personnages sans relief ou pire, des intrigues vieillottes dans le genre Harlequin années 80.
Mais en ebooks, publiés par la branche japonaise de Harlequin en partenariat avec le groupe nippon Softbank — leur stratégie toute récente a été de développer la lecture en ligne ou sur téléphone mobile — quelques bons titres modernes et bien réalisés ont suffi pour attirer l’attention des lecteurs étrangers.

En tout cas, ces quelques bons titres ont suffi pour me faire mordre à l’hameçon. Une fois que l’on est tombé sur une adaptation réussie, on a juste envie de retomber sur un autre Harlequin comics tout aussi plaisant ! Et cela fait du bien aux amateurs de Ladies comme moi, car il y a si peu de choix dans ce genre en français ou en anglais.

Le problème de la plupart des shoujo est qu’ils sont faits pour des lycéennes/collégiennes. Même si certains titres me plaisent, je suis à un âge où je m’identifie mieux aux héroïnes adultes ou plus matures. Je n’aime malheureusement pas davantage le josei qui peut-être terriblement prise de tête, parfois juste une transposition de tous les mauvais tics des shoujo d’adolescentes mais avec des personnages pseudo-adultes.

C’est pourquoi j’aime tant les Ladies qui ne se prennent pas au sérieux et avec un zeste de smut — les manga coquins, y a que ça de vrai ! ^_^
Et si une vaste part des histoires Harlequin est dans l’esprit des Ladies, ils sont aussi dans l’esprit des josei mais qui ne prennent pas la tête de leurs lecteurs de par la longueur des manga et surtout du fait de l’assurance sécurisante que cela se finira bien quoi qu’il puisse arriver avant le dénouement.

Enfin, j’avais juste envie de papoter un peu en introduction sur le sujet avant de commencer à commenter les adaptations manga que j’ai pu lire en anglais ou celles en japonais qui ont retenu mon attention.