Comme le manga vient de sortir en anglais et que les raws traînaient depuis des mois sur mon ordinateur, j’avais commencé  ces derniers jours à cleaner les pages japonaises et à traduire à partir de la version anglaise. Mais après quelques pages, je me suis demandé à quoi bon ? Une team francophone va certainement s’en occuper ou s’en occupe déjà. Donc histoire que cela ne se perde pas, vous pouvez utiliser l’image titre noire et blanche que j’ai cleanée et retouchée, si cela vous chante. Le reste, je m’en vais le supprimer.

Falling for Prince Federico◄ Cliquez dessus pour télécharger l’image en grande dimension.

A l’équipe de scantrad qui s’attèle à ce manga, essayez de ne pas suivre totalement à la lettre la traduction anglaise.

Même sans savoir lire le japonais, j’avais trouvé une case un peu suspicieuse dans la version anglaise quand j’ai voulu la traduire en français :

page 10Bulle 1 & 2 : Although she has had to cancel all official duties to take care of her health until the baby is born.

Bulle 3 : The doctor has given her orders  to stay put whenever she can, you know.

J’ai pris les bulles japonaises pour les passer par 4 traducteurs en ligne différents, et ils ne m’ont pas donné tout à fait cette traduction, même si le sens général est plus ou moins là. Cela me donnait une première phrase confuse sur une condition physique mauvaise, puis venaient les devoirs officiels annulés, et enfin les ordres du médecin.

Comme j’avais du mal à comprendre où le texte voulait en venir, j’ai acheté le roman en anglais, puisque Harlequin ne l’a pas encore publié en français. Et bon, en croisant ce que j’ai pu apprendre de l’histoire originale grâce au roman et les traducteurs automatiques pour le manga en japonais, j’avais pour ma part opté pour cette traduction :

page 10Bulle 1: Son état n’était pas très bon mais elle et l’enfant sont stabilisés désormais.

Bulle 2: Juste par précaution, ses obligations publiques ont été annulées pour la laisser prendre soin de sa santé jusqu’à la naissance du bébé.

Bulle 3: Voyez-vous, le médecin lui a donné pour instructions de rester couchée et se reposer autant que possible.

Dans ma logique, si je relève ce genre d’approximation dans la traduction officielle anglaise une fois, alors ce ne doit certainement pas être la seule fois. Surtout qu’il y a pas mal de petits détails qui ont été modifiés ou omis dans le manga par rapport au roman. Comme par exemple les circonstances au cours desquelles Pia est blessée avec le boomerang, ou le premier baiser échangé entre Federico et elle, ou même le tout début à l’aéroport où Pia ne devrait pas porter une robe mais une tenue de baroudeuse. Puis elle a une manière de s’exprimer plus primesautière, même si sa “grossièreté” du début est une plus que libre adaptation du manga. Mais dans le roman, elle n’a pas eu cette “grossièreté” précise. Cependant, il est écrit qu’elle est une personne qui ne tourne pas autour du pot et met forcément les pieds dans le plat.

Quant à Federico, pensez à bien maintenir son langage châtié dès le départ avant de le détendre petit à petit. Là aussi, à cause de la scène d’introduction du manga qui n’est pas la même dans le roman, on peut avoir l’impression que Federico est peut-être pédant et un brin condescendant. Alors que dans le roman, il se montre d’abord très réservé et un peu méfiant, arborant son masque princier de façade en attendant de mieux connaître Pia.

Federico est quelqu’un de très touchant, qui s’est toujours complètement donné à sa fonction de prince, négligeant sa dimension émotionnelle personnelle. Certes, il a eu la chance d’avoir une bonne épouse, amie d’enfance qui, comme lui, n’attendait pas d’amour dans leur mariage et acceptait de bonne grâce les devoirs qui incombaient à une princesse. Mais depuis la mort de cette dernière, Federico se pose beaucoup de questions sur ce qu’il a manqué dans sa relation de couple, lui le Prince Parfait, alors que ses frères et soeur imparfaits semblent si heureux et amoureux.

C’est terriblement attendrissant de lire dans le roman combien il se soucie de ses enfants et de leur éducation, espérant que ceux-ci sachent qu’il les aiment plus que tout, mais craignant aussi le moment où la conscience de leur statut de princes leur fera perdre cette innocence et gaieté que Federico cherche à préserver le plus longtemps possible.